
Nicolas Sarkozy est revenu sur ses déclarations à la basilique de St Jean de Latran le 20 décembre dernier à l’occasion d’une polémique lancée mercredi soir pendant sa visite au Crif (conseil représentatif des institutions juives de France). Le président du conseil, Richard Prasquier, a accueilli Nicolas Sarkozy en se positionnant en faveur de la loi de 1905 imposant la séparation de l’Eglise et de l’Etat : “elle a permis aux juifs la neutralité bienveillante qui a garanti l’égalité et inventé des solutions empiriques aux problèmes ponctuels (…) Pour nous, cette loi fait partie du surmoi identitaire qui nous lie à la République. Je suis un partisan résolu de la laïcité, je ne suis pas un adepte de la religion laïque.” Suite à ces déclarations, le président de la République a souhaité éclairer ses propos quand aux “amalgames” qui ont été fait : “je n’ai jamais dit que la morale laïque était inférieure à la morale religieuse. Je n’ai jamais dit que l’instituteur était inférieur au curé, au rabbin ou a l’imam pour transmettre des valeurs. Mais ce dont ils témoignent n’est tout simplement pas la même chose.” Cette conception a été dénoncée par la gauche et François Bayrou, qui considèrent que c’est une remise en cause de la loi de 1905.
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