Une nouvelle bataille s’annonce pour la gauche dans les élections municipales à la mairie de Belfort en Franche Comté. Le parti est divisé depuis la démission de Jean-Pierre Chevènement de son poste de maire en juin dernier. Les bases de l’”accord national” qui avait été passé entre le PS et le Mouvement républicain citoyen s’effondrent. Il garantissait au MRC la mairie de Belfort. La tête de liste est maintenant partagée entre Bruno Kern du PS et Etienne Butzbach du MRC, désigné maire après la démission de son leader. Même constat pour le 11e arrondissement de Paris où s’affrontent Patrick Bloche, premier secrétaire fédéral du PS et Georges Sarre, actuel maire MRC du 11e. Jean-Pierre Chevènement et Georges Sarre appellent toute la gauche à une alliance forte contre l’UMP. Un communiqué indique que “le bureau national lance un appel à l’esprit unitaire de ses partenaires pour débloquer ses situations et engager positivement une dynamique victorieuse face à la politique antisociale de la droite.” Une droite qui, elle, a déjà choisi sa tête de liste, Damien Meslot, pour les élections de Belfort.
Jean-Pierre Chevènement avait annoncé aux les législatives de 2007 que s’il perdait face à Michel Zumkeller, député UMP, il démissionnerait, précisant que : “quand on n’a pas la confiance des électeurs, il faut en tirer les conséquences, c’est la démocratie”. Il se trouvait alors déchargé de toute fonction élective. Jean-Pierre Chevènement occupait son poste depuis 1983. Il avait été un des fondateurs du PS en 1971. Après sa démission, c’est Etienne Butzbach qui a repris la mairie de Belfort. Jean-Pierre Chevènement gardait sa place de conseiller et de président de la communauté d’agglomération belfortaine jusqu’aux élections de mars prochain.
